Une course 100% montagne, voilà une bonne description du 19 km du Tour du Mont-Valin. Une course en raquette certes, une distance dans la moyenne, mais ô combien plaisante à parcourir! Entre fort dénivelé, plus de 900 m et avec de rapides descentes, le Tour du Mont-Valin est un incontournable à mettre sur votre liste de début de saison! Bien que les épreuves de ski de fond rattachées à ce nom sont beaucoup plus populaires. Je crois que cette distance et ce parcours, se démarqueront avec le temps des autres courses en raquette à faire au Québec.

Le départ est donné pour 8 h 50 tapant, c’est alors que nous nous élançons vers une ascension du Mont-Valin. Je pars alors avec le groupe de tête, mais sachant que la plus grosse montée arrivera au kilomètre 6-7. Je demeure conservateur dans ma foulée et reste en retrait, question de me garder de l’énergie pour le plus gros qui s’en vient. Pendant, ces premiers six kilomètres, le parcours est relativement vallonné et roulant. Je reste avec un groupe de 3 coureurs qui comme moi, se sont détaché du groupe de tête, partie en grande pompe. La vitesse est bonne et ce maintien bien. Une bonne vitesse pour le début de cette course, car le tout se joue réellement dans la première montée à proximité du refuge l’Hibernale. Après celle-ci, le parcours reste vallonné, mais on sent que le dénivelé s’accentue de plus en plus. De bonnes montées, qui sont plus ou moins courables, tout dépendant votre niveau. Pour ma part, les jambes étaient bonnes, mais un peu lourde. Elles tiennent le coup et je maintiens le tout.

Vers le kilomètre 8 environ, la vraie montée commence. Le fameux couloir de l’est! Certainement le moment le plus amusant et le plus éprouvant à la fois. Le paysage est fabuleux et nous donne une petite impression, avec sa montée plutôt soutenue, d’être en haute montagne. Un sentiment indescriptible. Bien qu’en compétition, nous avons plus ou moins le temps de regarder les paysages, il m’arrivait quelques fois de tourner la tête de l’ascension, pour profiter de celui-ci. Notamment, quand ma gourde gelée ne voulait plus rien savoir… Note à moi-même, la prochaine fois traîné une gourde isolée… et surtout manger un peu après le début de l’ascension. Avec le manque d’eau, j’hésitais à manger pour ne pas avoir la bouche pâteuse. Une erreur qui m’a surement coûté quelques minutes.

Cependant, je continua tout de même à profiter de cette belle et longue ascension, mais attendais aussi impatiemment la descente qui s’en venait après. Environ 50 minutes de montée plus tard, on n’aperçoit enfin le sommet, arrivée environ à la hauteur du refuge le Pionnier. C’était beau, mais bon pas le temps d’en profiter… direction le refuge de l’Ulysse! Avec de super descentes qui commencent environ vers le kilomètre 11. Ces descentes, je les attendais avec impatience, mais je me freinais beaucoup plus qu’à l’habitude avec mon essai de raquette, emprunté quelques jours avant… Ma technique n’était pas optimale et la montée avait joué dans les jambes. Cependant,  ô combien c’était agréable de se laisser aller dans ces descentes qui n’étaient pas complètement tapées. La belle neige folle et poudreuse amortissait nos foulées comme si nous étions en ski.

Arrivé environ vers le kilomètre 13, au refuge l’Ulysse, premier et seul ravito. Enfin, je pouvais boire quelque chose et en plus l’eau était chaude. Normalement, j’aurais détesté ça, mais avec la petite descente suite à l’ascension, il commençait à faire un peu plus froid et c’était parfait! Disons que ces quelques millilitres ont changé la fin de cette course. Ma foulée était plus rapide et je sentais que je pouvais finir celle-ci en beauté et plus fort qu’au départ, car après tout, les descentes c’est ma force, autant bien en profiter! C’est alors que je filais à travers la montagne, descendant les belles descentes qu’offre la fin de ce parcours. Il y a certes quelques montées, mais entre vous et moi, c’était quasiment trop facile si on compare celles-ci au couloir de l’est! En plus, de l’effet du «sprint» de la fin et le fait que je connaissais mieux cette portion de parcours, pour l’avoir déjà fait sur le 12 km qu’offre aussi le Tour du Mont-Valin. Disons que c’était une fin de lion pour un départ d’âne, terminant avec un raisonnable 2 h 19 au chrono.

Bien satisfait de ce chrono pour une première participation. Cette course, je l’ai pris réellement comme course préparatoire pour préparer mes premiers objectifs de la saison, le mot d’ordre était plaisir et je crois que le but fût atteint! L’année prochaine, avec une meilleure saison de raquette, de pratique en côte (en début de saison), un meilleur système d’hydratation et je suis certain que le début de cette course sera bien différent. Bref, une course à refaire et à mettre dans mes premiers objectifs lors des prochaines années. Je compte bien aller chercher des gallons sur celle-ci et améliorer mon temps! Serez-vous de la partie 🙂 ?

 

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