Prendre le chemin de l’ultra-trail, demande de l’entrainement de la persévérance, du courage et du temps. Cela demande un réel investissement, mais cela en vaut, au combien, la chandelle! Le 65 km de l’ultra-trail d’Harricana est une course que j’attendais depuis longtemps, je cours depuis 5 ans et cet événement, dont j’avais entendu parler maintes fois me trottait dans la tête depuis longtemps. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour courir l’UTHC? Je dirais que c’est à la fois un concours de circonstances et d’évolution. Je suis un coureur qu’on peut appeler méthodique, je ne saute pas d’étapes, prends du repos quand il faut et me pousse au bon moment. C’est une des raisons pourquoi mon entrée dans l’Ultra à été plus longue et bien que j’avais fait des 50 km avant, l’étape des + 50 km est arrivé un peu plus tard dans mon évolution. Le 65 km d’Harricana, est une course que j’ai préparé pendant plus de 8 mois. J’ai augmenté mon kilométrage graduellement et à l’image des entraînements que je donne à mes clients. Celui-ci, a été progressif et dans une optique de prévention des blessures, toute en me maintenant dans une zone, ou je pouvais sortir de ma zone de confort.

Le départ de la course à 7 h du matin était plutôt frisquet, cela paraissait que nous étions un peu surélevés dans les montagnes de Charlevoix, au point où je suis certain d’avoir aperçu peu de neige au départ de la course… L’UTHC avec sa popularité surtout pour ces distances de 65 et 80 km donne de beaux départs avec une horde de coureurs de plus de 400 personnes qui s’échangent le bitume sur environ 4-5 km avant de faire leur entrée dans les bois. Je le répète et il y aura certainement beaucoup de coureurs qui vous le diront, l’UTHC 65 km est un parcours roulant. Cependant, cela reste quand même 65 km et je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un parcours facile, mais si on compare à plusieurs autres courses au Québec, ce n’est certainement pas le plus technique. Cependant, j’adore ce type de course et les types de sentiers qu’il y a sur ce parcours sont variés et vraiment agréables à courir ! Entre le bitume au début de la course, les sentiers semi-technique et les routes en gravier, le contraste est bien équilibré.

Dans les premiers 15 km, tout roule rondement, la course ne fait que commencer. Il y une petite partie technique en montée à partir du km 8 et ce, jusqu’au km 16 et au premier ravitaillement du 21 km. Dans cette course, il faut un peu planifier ces ravitaillements, étant donnée qu’à mi-parcours vous avez peu de ravitos et que ceux-ci sont plus espacés. Lorsqu’on fait ce genre de course, il est toujours important de vérifier la distance entre les ravitaillements avant, car vous serez ainsi capable de mieux gérer votre énergie, surtout au niveau de l’hydratation et de la nutrition. Ayant bien planifié cette course, j’avais déjà préalablement préparé mon sac et ma planification au niveau de l’alimentation pour pouvoir durer entre les ravitos 3 et 4 qui sont espacés de quasiment 18-20 km ( soit environ 2 h 30 à 3 h de course.) Après la petite portion technique du 3e ravito, nous tombons dans des sentiers beaucoup plus accessibles et roulants (piste de quatre roues et chemin de gravel) Disons, qu’il faut un peu jauger son allure et ne pas trop s’emballer même si c’est roulant, car cela est dur pour les articulations… le stress mécanique est important sur ce genre de sentier. Surtout qu’à ce point, nous descendons sur une bonne partie de cette section.

Entre le km 1 et le 4e ravitaillement, sois rendu environ au kilomètre 40 (station Épervier) mon allure est resté relativement constante, les jambes étaient là et je me sentais super bien, j’avais un peu mal au genou avec les descentes dont je vous parlais précédemment, mais bon la douleur était normale et je n’étais pas trop inquiet pour celle-ci. Après cette station, j’ai vraiment eu un coup de fouet, dans le bon sens du terme, les sensations étaient là et les jambes, quasiment fraîches! J’étais content, car c’étais signe que l’entrainement payait bien! Surtout qu’après cette station, les derniers 25 km sont vraiment agréables à courir et c’est là que la course commence. Après le 4e ravito, nous rentrons à nouveau dans le bois un peu plus dense et dans les sentiers techniques, pour monter une petite montagne qui se monte plutôt bien. J’ai d’ailleurs dépassé quelques personnes dans cette côte. Avec les jambes que j’avais, je flottais littéralement à ce point. Quand même pas au point de courir à 4 min 30 du kilomètre, mais assez pour maintenir une vitesse constante dans les côtes sans trop marcher.

Après le ravito de l’Épervier, vous n’avez plus besoin de planifier votre alimentation pour les prochains kilomètres, car les ravitaillements sont quasiment aux 7-8 km de distance et ce, jusqu’à la fin de la course. Donc, ils sont proches et c’est plus facile de bien gérer cette composante de votre course. De plus, c’est vraiment encourageant rendu à ce point, car il y a beaucoup de bénévoles qui vous encouragent. À partir du 5 e ravito à peu près au km 48, c’est là où j’ai le plus ralenti jusqu’à la montagne noire, celle-ci n’est pas à sous-estimer et vous devez la monter à votre rythme, car elle n’en finit plus de monter, les montées sont belles et courables, mais elles sont assez sournoises, quand on pense qu’on n’est rendu en haut de la côte, il en reste encore à monter! Cependant, une fois passé la montagne Noire, le reste n’est pas ce qu’on peut qualifier de facile, car vous avez quand même 55 km dans les jambes et le tout se fait un peu ressentir. Pour les 10 derniers kilomètres, vous avez un petit faux plat en montant et ensuite de belles grandes descentes vallonnées. Attention dans cette portion, il y a une descente sur une route de gravel après la station de la montagne Noire qui descend pas mal et paraît interminable pour les jambes et les dessous de pieds… elle a une bonne inclinaison.

Pour moi, après la montagne Noire, le corps commençait à ressentir quelque peu les effets de la fatigue, mais avec les quelques petits kilomètres restants, je ne voulais plus m’arrêter. De plus, disons que le plus dur était fait, alors j’ai décidé de continuer jusqu’à la fin en marchant le moins possible. Une fois passé la GRANDE côte en gravel qui paraît interminable, nous entrons dans des sentiers larges et gazonnés qui ressemblent à des pistes de motoneige, jusqu’au mont Grand-Fonds, où est située l’arrivée de la course. Ces derniers kilomètres ne sont pas les plus agréable de la course, surtout en fin de course, mais lorsqu’on voit le Mont Grand-Fonds sa devient plutôt encourageant et nous avons juste une envie, voir la ligne d’arrivée. Si vous vous demandez si cette course vaut la peine d’être couru, je vous dirais oui, complètement ! Les sentiers sont beaux, l’atmosphère et l’ambiance agréable et le parcours superbe ! Un beau sentier linéaire qui nous permet de bien vivre l’aventure qu’est l’ultra-trail, de découvrir la région de Charlevoix et en plus de courir sur une partie du sentier de la traversée de Charlevoix. Une belle entrée à la matière pour les mordues de longues distances. Pour ma part, j’étais plutôt satisfait de ma fin de course, j’aurais aimé courir mon 65 km un peu plus rapidement, mais je crois qu’en général, j’ai donné le meilleur de moi-même et je suis pleinement satisfait de mon résultat pour mon premier vrai ultra. Une expérience à refaire !

 

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